Tải bản đầy đủ - 0 (trang)
La mesure des matières inhibitrices (MI) en eau de mer

La mesure des matières inhibitrices (MI) en eau de mer

Tải bản đầy đủ - 0trang

10 • Mesure des

matières inhibitrices



10.3 Détermination de l’écotoxicité

des produits et des eaux



10.3 Détermination de l’écotoxicité

des produits et des eaux

La toxicité aiguë se détermine par le principe opérationnel général suivant :

– l’organisme vivant est mis en présence avec le produit à différentes

concentrations,

– l’observation des effets induits est réalisée sur 24 ou 48 heures : mort ou

inhibition à chaque concentration,

– il est déterminé la concentration qui agit sur 50 % des organismes

mis en jeu. On parle de CE 50 (Concentration Efficace) ou de CL 50

(Concentration Létale).

On peut ainsi comparer les produits et les classer d’après les valeurs de

CE 50.

La mesure de la toxicité à long terme, ou toxicité chronique à dose sublétale, vise à étudier l’action des produits sur les mécanismes vitaux des

organismes d’étude (par exemple la reproduction).

Un produit toxique peut toucher les organismes aquatiques de deux manières :

– soit par contamination directe (absorption ou adsorption),

– soit par contamination indirecte. Dans ce cas, on peut avoir un phénomène de bioaccumulation le long de la chne alimentaire.

Si donc l’on se réfère à une échelle de temps et d’effets, on peut distinguer

plusieurs toxicités :

– la toxicité aiguë dont les effets à court terme apparaissent à exposition

de durée brève ;

– la toxicité à moyen et long terme qui appart pour des expositions de

longue durée à des concentrations faibles.

La toxicité aquatique s’exprime par la CL 50/24 h.

La CL 50/24 h d’un produit est la concentration qui provoque la mortalité

de la moitié des individus testés au bout d’un délai de 24 h.

Certaines législations nationales (Code de l’environnement en France par

exemple) imposent la mesure des matières inhibitrices.

Cette mesure est une mesure de toxicité aiguë dont l’unité est l’Equitox.

Equitox = 1/(CL 50/24 h)

Ainsi peut être déterminée la toxicité d’un échantillon d’eau.

Pour les eaux douces, cette toxicité est généralement évaluée laide

dun test ô daphnie ằ selon la norme franỗaise T 90-301 qui consiste à

déterminer la dilution qu’il faut appliquer à un échantillon d’eau pour inhiber

après 24 h 50 % des daphnies (Daphnia magna) mises en contact avec le

produit.

1164



10 • Mesure des

matières inhibitrices



10.5 Le test « daphnie »



10.4 Application aux échantillons d’eau

de mer

La toxicité d’un échantillon d’eau de mer vis-à-vis des organismes vivants

peut être approchée de la même manière que pour les eaux douces

(Đ C-4).



10.5 Le test ô daphnie ằ

Tel que décrit pour les eaux douces (§ C-4.5), ce test est parfois utilisé

pour évaluer la toxicité des échantillons d’eau de mer (tout en rappelant

que la Daphnie est un animal qui vit en eau douce, et que le test a été mis

au point pour ces eaux).



– décantation minimale pendant 2 h (conseillée pour éliminer les particules en suspension) ;

– congélation préalable de l’échantillon (pour éliminer les organismes

vivants) ;

– élimination du sel par micro filtration (pour rendre l’échantillon compatible avec la daphnie).

Il faut bien entendu pendant toute la durée du test vérifier dans l’échantillon

la teneur en oxygène dissous qui doit rester compatible avec la survie des

animaux tests.

■ Champs d’application



E

ANALYSE DE L’EAU DE MER



Toutefois les échantillons marins doivent préalablement être adaptés au

test :



Le test daphnie est applicable pour déterminer la toxicité aiguë vis-à-vis

de Daphnia magna des substances chimiques solubles ou pouvant être

maintenues en suspension ou en dispersion stable dans les conditions

d’essai, des effluents industriels et urbains épurés ou non et des eaux de

surface ou souterraines naturelles.

■ Principe



Détermination de la concentration qui en 24 h (ou 48 heures) immobilise

50 % de Daphnia magna mises en expérimentation.

Cette concentration, dite concentration efficace inhibitrice, est désignée

par CE50i-24 h (ou CE50-48 h).

■ Protocole de test



Les tests doivent être réalisés en condition de lumière mtrisée, soit en

obscurité, soit sur un cycle jour/nuit de 16 h/8 h et à une température maintenue à 20 °C±2 °C. Les daphnies utilisées pour l’essai doivent être âgées

de moins de 24 h et provenir d’un élevage aux conditions bien définies.

Les solutions testées (substances chimiques, effluents ou eaux naturelles)

sont versées selon des volumes croissants dans une série de récipients et

1165



10 • Mesure des

matières inhibitrices



10.7 Le test

sur des bactéries luminescentes



complétées avec une eau de dilution dont la composition est définie par la

norme, de manière à obtenir les concentrations souhaitées pour l’essai.

Les daphnies sont placées, sans dépasser plus de 20 individus par récipient, ni 5 daphnies pour 10 ml de solution.

Les animaux ne sont pas nourris durant l’essai.

Après 24 h (ou 48 heures), les daphnies encore mobiles sont dénombrées.

Pour chaque concentration, un pourcentage d’immobilité est calculé. La

CE50i-24 h (ou CE50i-48 h) est ensuite calculée par une méthode statistique appropriée.

Au final ce test « daphnie » ne donne pas sur des échantillons marins des

résultats très convaincants, et doit être employé avec prudence.



10.6 Le test « artémia »

L’artémia (Artemia salina), est un crustacé marin facile à élever à partir de

ses œufs qui sont largement commercialisés.

Ce test est donc plus adapté et plus utilisé que le précédent, et permet une

bonne approche de la mesure de la toxicité aiguë d’un échantillon d’eau de

mer, tout en gardant un protocole identique.

Les conditions générales sont décrites dans l'article : Proposal for a short

term toxicity test with Artemia salina. Vanhaecke P. & Al. – Ecotoxicol.

Environ. Saf. 1981 Sep. 5 (3) : 382-7 :

– durée du test : 24 h à 25 °C +/- 1 °C ;

– salinité de l’échantillon 37,3 g/l ;

– espèce utilisée : Artemia salina au stade nauplii II.



10.7 Le test sur des bactéries luminescentes

Le test le plus utilisé est basé sur l'inhibition de la luminescence de la

bactérie Vibrio fischeri en présence d'un toxique. Ce principe est utilisé

par différents appareillages commercialisés pour une détermination rapide

(Microtox par exemple).

Se reporter aux paragraphes C-4.3 et C-5.1.2.

■ Champs d’application



Le test sur bactéries luminescentes est applicable pour déterminer l’inhibition de luminescence en présence d’eaux usées, d’extraits et lixiviats

aqueux, d’eaux douces, salées ou saumâtres et d’eaux interstitielles.

■ Principe



Détermination d’un effet inhibiteur de l’échantillon d’eau, sur des lots de

cultures de bactéries luminescentes.

Cet effet inhibiteur peut être déterminé sous forme des valeurs de DMSE

(dilution minimale sans effet) ou des valeurs de CE20 et/ou CE50 (valeur

1166



10 • Mesure des

matières inhibitrices



10.9 Bio-essais in situ



de dilution provoquant une diminution de luminescence de 20 % ou 50 %

par rapport au témoin).

■ Protocole de test



Les souches de bactéries utilisées appartiennent à l’espèce Vibrio fischeri

et peuvent être utilisées frches (partie 1 de la norme), déshydratées (partie 2) ou lyophilisées (partie 3).

Des séries de dilutions sont préparées, mélangeant l’eau testée, l’eau de

dilution et la suspension de bactéries.

La mise en contact est de 15 minutes, à la suite de quoi la luminescence

est mesurée par un luminomètre.

Après application d’un facteur de correction calé sur les témoins, les

valeurs de CE sont déterminées.



De manière moins pratique d’autres espèces animales marines peuvent

être utilisées pour ces tests de toxicités.

Il s’agit de larves d’oursins (Paracentrotus lividus), des larves d’htres

(Crassostrea gigas), de larves de moules (Mytillus edulis), ou encore d'algues marines (Skeletoneme costatum, Macrocystis pyrifere), de copépodes marins , de macrocrustacés (Pelacmonetea verians) ou de poisson tel

que le bar (Dicentrarchus labrax)..



Bibliographie

E. HIS, I. HEYVANG, O. GEFFARD, X. de MONTAUDOUIN (1999). A Comparison between oyster

(Crassostrea gigas) and sea urchin (Paracentrotus liviuds) larval bioassays for toxicological

studies, Water Research,33 (7) : 1706-1718.



E

ANALYSE DE L’EAU DE MER



10.8 Autres indicateurs biologiques



10.9 Bio-essais in situ

Les bio-essais réalisés en laboratoire ne peuvent pas donner une mesure

exacte de la toxicité d’un sédiment ou d’une eau. En plus des modifications

physico-chimiques des échantillons lors de leur prélèvement, stockage

et manipulation, les tests en laboratoire ne reflètent pas complètement

les conditions du milieu naturel (température, salinité, lumière, turbidité,

oxygène) qui modifient la spéciation, la biodisponibilité et la toxicité des

contaminants.

Certaines études (Qualité biologique de l’eau de mer évaluée in situ

par le test embryo-larvaire de Crassostrea gigas et Mytilus galloprovincialis – O. Geffard, E. His, H. Budzinski, MNL. Seaman, P. Garrigues in

C. R. Acad. Sc. Paris 2002) montrent la possibilité de réaliser un test

embryo-larvaire in situ pour étudier la qualité biologique des eaux naturelles et ceci pour toutes les périodes de l’année.



1167



F

Analyse d’un dépôt

et d’un sédiment



Tài liệu bạn tìm kiếm đã sẵn sàng tải về

La mesure des matières inhibitrices (MI) en eau de mer

Tải bản đầy đủ ngay(0 tr)

×